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Voici l'interview d'Ln du journal "Paru Vendu" de la semaine dernière...

  

Nouvel Album « Quand l’Eternité… » - Mercury

L’éternelle Hélène Ségara

Déjà dix ans de carrière ! Hélène Ségara profite de la célébration de sa décennie d’existence artistique pour changer de maison de disque mais aussi nous livrer un album infiniment personnel. Une Hélène Ségara libre et mature, moins lisse qu’écorchée, plus interrogative et profonde retrouvant, dans ce nouvel opus, une exigence et pertinence dans l’écriture rarement égalées et une musicalité plus fouillée. Ce disque est certainement le plus abouti de sa carrière…

Tu fêtes tes dix ans de carrière alors que sort ton troisième album. Quel regard protes-tu sur celle-ci et sur ton chemin parcouru car tu as beaucoup vendu et eu énormément de récompenses ?

J’ai eu beaucoup de chance et de grands moments de joie et d’exaltations personnelles. J’ai essayé de faire le mieux possible mon métier sans être trop présente et en étant en accord artistique avec ce que je faisais. Je suis forcément fière de mon parcours, de mes récompenses, de mes succès.

As-tu conscience d’avoir un capital de sympathie particulier de la part du public ?

Oui, j’ai une chance incroyable. J’ai un public très attentif, attentionné et fidèle.

Comment l’expliques-tu ?

J’ai toujours été accessible et proche de lui. Je suis comme eux. Je suis anti-star et complètement accessible.

Comment abordes-tu la sortie d’un nouvel album quand les précédents ont atteint des chiffres de vente record ?

Je ne me pose pas trop de questions en terme de chiffres de vente et de réussite. Bien sûr, que j’aimerai continuer à vivre de mon métier mais cet album est particulier, une sorte de thérapie…

C’est-à-dire ? Peut-on dire que ce soit le plus intime que tu aies fait ?

C’est un carnet intime incontestablement. C’est la juste frontière entre ce qui est trop intime sans que ce soir trop impudique. Cet album a été une thérapie pour moi.

C’est une volonté de ta part de faire découvrir à ton public des facettes encore insoupçonnées de ta personnalité ?

Il n’y a pas d’intentions préméditées dans l’écriture. L’écriture, c’est quelque chose qui sort de soi par rapport à un vécu, des expériences de vie…

Je pense particulièrement à la chanson « Méfie-toi de moi »...

Cette chanson est ludique. C’est une façon de dire qu’il faut se méfier des étiquettes.

Tu fais référence à l’étiquette de chanteuse romantique trop lisse qu’on pourrait te coller...

Je revendique d’être une chanteuse romantique et populaire mais je suis tout sauf lisse !

Musicalement, cet album est aux antipodes de ce que tu as fait précédemment. Il y a une vraie musicalité nouvelle, plus pop, plus rock… (Plus de guitares, de batteries…). C’est une volonté de ta part ce virage à la corde musicalement…

Comme les textes sont plus sombres, j’ai souhaité un contrepoids musical avec une alchimie de sons différents. On ne peut pas saturer les gens en permanence et leur servir toujours la même chose. C’est un manque de respect. J’ai eu envie de m’épanouir dans ma vie de femme, dans ma vie de mère, et de prendre du temps pour revenir avec des choses nouvelles.

Tu montres ainsi que plusieurs types de sons peuvent cohabiter…

Moi, j’ai des goûts musicaux très électriques et je voulais que cet album soit le creuset de mes goûts musicaux. Je trouve hyper important de montrer que tous ces sons peuvent se marier et cela fonctionne.

Tu as signé ou co-signé la plupart des textes. C’est important pour toi l’écriture ?

Depuis toujours ! Le texte est l’essentiel. Je suis sensible à l’écriture.

Le thème central de l’album est l’absence et renvoie à des souffrances personnelles que tu as vécues et forcément cela ressort dans tes chansons… D’où le titre « Quand l’éternité… » ?

Cet album est un disque ancré dans les émotions de ma vie. Ma sensibilité est intacte et ma fragilité inchangée. J’ai signé ou co-signé la plupart des textes. Le thème central est effectivement l’absence avec un grand A, celle de Father, mon beau-père, qui était très cher pour moi et celle d’une fan, Marie, que j’ai soutenue jusqu’au bout. Ce fut horrible. S’est posée pour moi la question de la façon dont on pouvait faire un deuil, de ce vide laissé par un être cher, que seule la foi peut, parfois, consoler. D’où le titre « Quand l’éternité… ». On se dit que, peut-être, la vie continue autrement ailleurs…et moi, j’en suis convaincue.

La chanson a une vertu expiatoire, thérapeutique à ce niveau-là pour toi ?

Bien sûr ! Et comment !

Est-ce qu’avec l’expérience et les épreuves de la vie l’écriture gagne en densité et exigence ?

Forcément, tu mûris, tu avances dans la vie, tu vis des épreuves et cela transparaît dans ta façon d’écrire.

On sent également dans cet album que tu observes davantage le monde qu’auparavant…

Tout à fait. Je ne vis pas repliée que sur moi-même. Les évènements du monde me touchent et nourrissent aussi mon inspiration.

On sent beaucoup de maturité, de profondeur, de fêlures, de questionnement, de souffrances dans ce nouveau disque. L’amour et la femme y sont toujours présents mais moins. Est-ce à dire que cet album restera vraiment à part dans ta discographie?

Certainement. C’est le plus fort. J’ai traversé ces épreuves et je les fais partager mais avec en filigrane, un message d’espoir.

N’as-tu pas peur de dérouter ton public ?

Non, mes vrais fans s’y reconnaîtront et puis beaucoup de personnes vivent ou on vécu ce dont je parle. Je veux être sincère.

A quand la scène ?

J’ai hâte. Je suis excitée. Ce sera au Palais des Sports en février mars prochain.

  

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Tag(s) : #Presse

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